14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 06:00

File:La nature etaloit a nos yeux toute sa magnificence LACMA 31.21.167.jpg

 

Pluie silencieuse sur l'atelier...

 

Je tombe sur un vieux texte d'avant-guerre. Pas la dernière grande, mais l'autre :

 

« Le grand problème de l’éducation, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, se pose de la façon suivante dans toute son ampleur :

Étant donné un être humain venu au monde, développer harmonieusement, toutes ses facultés, de manière à porter au maximum son activité, dans une direction utile à lui-même et à ses semblables.

Cet énoncé indique le but vers lequel on doit toujours tendre, sans avoir la prétention de jamais l’atteindre définitivement ; il comprend le développement intégral de l’être humain, au point de vue physique, intellectuel, moral et social.

Je ne m’occuperai pas, ici, de l’éducation physique, qui mériterait à elle seule une étude détaillée. Il me suffira de dire une fois pour toutes que c’est folie de vouloir développer une intelligence robuste dans un corps débile. L’être chétif, affaibli par manque d’exercice ou par la privation que lui impose la fatalité de son état social, ne développera jamais son cerveau normalement, sauf de très rares exceptions.

Non seulement, dans l’état présent des choses, le problème, impossible à résoudre absolument, n’est pas résolu relativement ; mais à peu près partout, dans le monde soi-disant civilisé, on tourne le dos au but qu’il s’agit d’atteindre. Pour préciser, c’est surtout de la France que nous parlerons ; à peu de chose près, il en est de même dans les autres pays. »

 

On pourrait en tirer quelque chose...

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 06:00

Bois coupé dans le hangar.JPG

 

La forêt liquide au bord du lac...

 

Un après-midi méditatif les pieds dans l'herbe mouillée :

« Dans le pays de Song, à King-cheu, les arbres poussent en masse. Les tout petits sont coupés, pour en faire des cages aux singes. Les moyens sont coupés, pour faire des maisons aux hommes. Les gros sont coupés, pour faire des cercueils aux morts. Tous périssent, par la hache, avant le temps, parce qu’ils peuvent servir. S’ils étaient sans usage, ils vieilliraient à l’aise. Le traité sur les victimes déclare que les bœufs à tête blanche, les porcs au groin retroussé, les hommes atteints de fistules, ne peuvent pas être sacrifiés au Génie du Fleuve ; car, disent les aruspices, ces êtres-là sont néfastes. Les hommes transcendants pensent que c’est faste pour eux, puisque cela leur sauve la vie. »

La servitude : une question de degré ou de nature ?

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:00

Theodoor Rombouts - Joueurs de cartes.jpg

 

Impair et passe...

 

Loteries, courses hippiques, tombolas, jeux télévisés, matchs (à peine truqués) de football, pronostics météorologiques, ça n'en finit plus. La misère mondialisée est telle, la misère psychique très à l'évidence, que le premier pékin venu, blanc ou noir de peau, parie sur tout et le contraire de tout. Se faire du « fric » par tous les moyens. Beau temps sur la planète.

Pendant ce temps-là, du perron de leurs ministères, les édiles enturbannés pérorent, bougeant à peine le petit doigt, sur le  sort des « migrants » que la décence lexicale la plus élémentaire devrait appeler « exilés ». Ces chemineaux sans foyer, pour autant que leurs destins apatrides ne virent pas au naufrage, livrés la plupart du temps à eux-mêmes, n'ont pas la chance – somme toute relative à la lumière d'une lecture introspective de l'histoire –, de pouvoir disposer, comme hier leurs frères émigrés, d'un passeport Nansen.

Sur un plateau ardéchois, à l'abri, mais très informé en temps réel de ces convulsions jaillies de sombres programmes. D'Aubenas à Mende, rien qu'un ciel somptueux en surplus d'éclaircie. Tome de brebis, pain au levain du levant, vin rubis des neiges. Une chouette par ci, un aigle planant par là. Aux anges.

Dans un repli de rocaille, j'ouvre le livre :

« Au clair de la lune, près de la mer, dans les endroits isolés des campagnes, l’on voit, plongé dans d’amères réflexions, toutes les choses revêtir des formes jaunes, indécises, fantastiques. L’ombre des arbres, tantôt vite, tantôt lentement, court, vient, revient, par diverses formes, en s’aplatissant, en se collant contre la terre. Dans le temps, lorsque j’étais emporté sur les ailes de la jeunesse, cela me faisait rêver, me paraissait étrange ; maintenant, j’y suis habitué. Le vent gémit à travers les feuilles ses notes langoureuses, et le hibou chante sa grave complainte, qui fait dresser les cheveux à ceux qui l’entendent. Alors, les chiens, rendus furieux, brisent leurs chaînes, s’échappent des fermes lointaines ; ils courent dans la campagne, ça et là, en proie à la folie. Tout à coup, ils s’arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l’œil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d’un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l’hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l’ouest ; contre la lune ; contre les montagnes, semblables au loin à des roches géantes, gisantes dans l’obscurité ; contre l’air froid qu’ils aspirent à pleins poumons, qui rend l’intérieur de leur narine, rouge, brûlant ; contre le silence de la nuit ; contre les chouettes, dont le vol oblique leur rase le museau, emportant un rat ou une grenouille dans le bec, nourriture vivante, douce pour les petits ; contre les lièvres, qui disparaissent en un clin d’œil ; contre le voleur, qui s’enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, remuant les bruyères, qui leur font trembler la peau, grincer les dents ; contre leurs propres aboiements, qui leur font peur à eux-mêmes ; contre les crapauds, qu’ils broient d’un coup sec de mâchoire (pourquoi se sont-ils éloignés du marais ?) ; contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères qu’ils ne comprennent pas, qu’ils veulent découvrir avec leurs yeux fixes, intelligents ; contre les araignées, suspendues entre leurs longues pattes, qui grimpent sur les arbres pour se sauver ; contre les corbeaux, qui n’ont pas trouvé de quoi manger pendant la journée, et qui s’en reviennent au gîte l’aile fatiguée ; contre les rochers du rivage ; contre les feux, qui paraissent aux mâts des navires invisibles ; contre le bruit sourd des vagues ; contre les grands poissons, qui, nageant, montrent leur dos noir, puis s’enfoncent dans l’abîme ; et contre l’homme qui les rend esclaves. Après quoi, ils se mettent de nouveau à courir la campagne, en sautant, de leurs pattes sanglantes par dessus les fossés, les chemins, les champs, les herbes et les pierres escarpées. »

La nature parle à la nature. Un peu d'ordre dans la confusion totale. Enfin, pour qui sait lire...

 

 

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 06:00

File:Gracian-portrait.jpg

 

 

L'envers du décor...

 

 

Prado, Madrid, Espagne.

 

L'air est doux, les feuilles rouges virevoltent au vent.

 

Galerie de portraits. De l'autre côté des Pyrénées, la singularité de la « normalitude. »

 

Balzac a poursuivi le travail : on, le lecteur attentif aux signes, voit désormais plus clair aux réseaux de la coulisse.

 

Car avant l'auteur de la Comédie humaine, un certain Balthasar avait vendu la mèche.

 

Mais comme plus personne ne lit, je vais ouvrir pour vous l'opus perforateur. Tenez, cette page où il est question de L'Homme au comble de sa perfection  :

 

« Il ne naît pas tout fait, il se perfectionne de jour en jour dans ses mœurs et dans son emploi, jusqu’à ce qu’il arrive enfin au point de la consommation. Or l’homme consommé se reconnaît à ces marques : au goût fin, au discernement, à la solidité du jugement, à la docilité de la volonté, à la circonspection des paroles et des actions.  Quelques-uns n’arrivent jamais à ce point, il leur manque toujours je ne sais quoi ; et d’autres n’y arrivent que tard. »

 

Vous n'étiez pas au courant ? Ainsi, vous l'êtes.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:00

File:Ganges Benares.jpg

 

 

Une bonne dose de pantomimes très cocasses...

 

 

Le train qui tournevire des monts séculaires, le bus, puis le train vert de rizière rempli à ras bord.

 

Senteur d'encens, fumet du mouton korma et exhalaison d'excréments.

 

Trois jaïns forment un cercle dans le compartiment.

 

Galaxie parfaite. Mantras murmurés qui œuvrent à l'imminente croissance.

 

Jouir de l'existence, en solitaire méditatif ou en compagnie de l'Indienne qui défit les peintures.

 

À deux aussi, selon l'attirance, il nous arrive de suivre les chemins ascensionnels – une science puissante s'avère nécessaire.

 

Tout est prétexte à spectacle, de jeunesse renouvelée, pour qui sait voir et entendre.

 

Tuk-tuk forcément brinquebalant – Ganesh en décalcomanie, la radio qui hurle, culte du klaxon – et une grosse heure pour m'y retrouver dans le lacis des ruelles jusqu'à la pension lustrée comme un diamant où j'ai mes habitudes. Pourtant, je la connais par cœur et avec le cœur, cette offrande multicolore tournée vers l'eau qui concentre l'humaine nature, le Gange, ses fameux ghats et ses vivaces ombrelles, ses châles indiscrets, hiver compris. 

 

Le bonheur est un point d'organisation : les éléments s'arrangent chacun à leur place, les tablas soutiennent la parcussion du jour, le soleil préconise l'étude.

 

Pose le baluchon sur le carrelage aux motifs composés et ouvre tout de suite la fenêtre. La ramure rythmique du banyan, donneuse de soins, nourrit mon souvenir. J'ouvre le livre : 

 

« Ô Banyan ! qui t’élèves comme un géant à la tête ébouriffée sur le bord de l’étang, as-tu oublié le petit enfant comme tu as oublié les oiseaux qui nichaient dans tes branches et qui t’ont quitté ?

Ne te souviens-tu pas de lui, lorsqu’assis à la fenêtre, il contemplait tes racines plongeant dans le sol et que leur enchevêtrement le faisait rêver ?

Les femmes viennent remplir leurs cruches à l’étang et ton ombre énorme et noire se tord à la surface de l’eau comme le sommeil qui se débat au moment du réveil.

Les rayons du soleil dansent sur l’eau ridée, comme des navettes menues qui tisseraient sans cesse une tapisserie d’or.

Près des bords herbeux, deux canards nagent, et l’enfant assis, pensif et immobile regarde leurs ombres dans l’eau.

Que ne donnerait-il pour être le vent et souffler à travers tes rameaux murmurants, pour être ton ombre et s’allonger sur l’eau avec le jour qui décroît, pour être un oiseau et percher sur ta plus haute branche, pour flotter comme ces canards, parmi les herbes et les ombres ! »

 

Sagesse au royaume des passions ? Adresse de l'expertise.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 06:00

 

 

Les innocents...

 

 

Entre deux traversées, les joies de la salle d'attente.

 

Ce que j'observe alentour est consternant : à quoi bon se lamenter ?

 

On pourrait se dire que ces genres d'humains seraient bien inspirés de mieux utiliser leurs heures.

 

Un remède ? Sa posologie ?

 

Qu'à cela ne tienne :

 

« Suis ton plan, cher Lucilius ; reprends possession de toi-même : le temps qui jusqu’ici t’était ravi, ou dérobé, ou que tu laissais perdre, recueille et ménage-le. Persuade-toi que la chose a lieu comme je te l’écris : il est des heures qu’on nous enlève par force, d’autres par surprise, d’autres coulent de nos mains. Or la plus honteuse perte est celle qui vient de négligence ; et, si tu y prends garde, la plus grande part de la vie se passe à mal faire, une grande à ne rien faire, le tout à faire autre chose que ce qu’on devrait. Montre-moi un homme qui mette au temps le moindre prix, qui sache ce que vaut un jour, qui comprenne que chaque jour il meurt en détail ! Car c’est notre erreur de ne voir la mort que devant nous : en grande partie déjà on l’a laissée derrière ; tout l’espace franchi est à elle. Persiste donc, ami, à faire ce que tu me mandes : sois complètement maître de toutes tes heures. Tu dépendras moins de demain, si tu t’assures bien d’aujourd’hui. Tandis qu’on l’ajourne, la vie passe. Cher Lucilius, tout le reste est d’emprunt, le temps seul est notre bien. C’est la seule chose, fugitive et glissante, dont la nature nous livre la propriété ; et nous en dépossède qui veut. Mais telle est la folie humaine : le don le plus mince et le plus futile, dont la perte au moins se répare, on veut bien se croire obligé pour l’avoir obtenu ; et nul ne se juge redevable du temps qu’on lui donne, de ce seul trésor que la meilleure volonté ne peut rendre. Tu demanderas peut-être comment je fais, moi qui t’adresse ces beaux préceptes. Je l’avouerai franchement : je fais comme un homme de grand luxe, mais qui a de l’ordre... »

 

Ah, il est temps d'embarquer !

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 06:00

File:Arearea, by Paul Gauguin.jpg

 

 

Au bois d'amour...

 

 

Le lagon frais et une lecture : 

 

« Des formes féminines, nues ; dorées, bronzées, de colorations à la fois sombres et ardentes. Le soleil les a brulées, mais il les a pénétrées aussi. Il les habite, il rayonne d'elles, et ces formes de ténèbres recèlent la plus intense des chaleurs lumineuses. À cette clarté, l'âme, d'abord, te semble transparente de créatures promptes au rire, au plaisir, hardies, agiles, vigoureuses, amoureuses, comme autour d'elles les grandes fleurs aux enlacements audacieux, — de ces filles indolentes  et turbulentes, aimantes et légères, entêtées et changeantes, gaies le matin et tout le jour, attristées, tremblantes des la fin de soir et tout la nuit : or, la lumière éblouit comme elle éclaire. Le soleil dévoile tous les secrets, excepté les siens. Ces obscurs foyers vivants de rayons, les Maories, sous des dehors de franchise, d'évidence, gardent peut-être aussi, dans leurs âmes, des secrets. »

 

Polarités à définir...

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:00

File:Fiesterra.jpg

 

 

Toujours plus loin...

 

 

Café bien noir sur la terrasse qui domine le bazar.

 

Sourire au monde tel qu'il va — ce qu'il y a de mieux à faire avant la nouvelle aube.

 

Le livre ouvert à la même page depuis trois jours :

 

« Car partout où il a été.donné aux hommes d'atteindre les extrémités mêmes de la terre, ils ont trouvé la mer, celle précisément. que nous nommons océan, et, pour les parties où le fait n'a pu être vérifié directement par les sens, le raisonnement l'a établi de même. Les périples exécutés, soit autour du côté oriental de la terre, qui est celui qu'habitent les Indiens, soit autour du côté occidental, qui est celui qu'occupent les Ibères et les Maurusiens, ont été poussés loin, tant au nord qu'au midi, et l'espace qui demeure encore fermé à nos vaisseaux, faute de relations établies entre nos marins et ceux qui exécutent en sens contraire des périples analogues, cet espace, disons-nous, est peu considérable, à en juger par les distances parallèles que nos vaisseaux ont déjà parcourues. Cela étant, il n'est guère vraisemblable que l'océan Atlantique puisse être divisé en deux mers distinctes par des isthmes aussi étroits qui intercepteraient la circumnavigation, et il paraît beaucoup plus probable que ledit océan est un et continu; d'autant que ceux qui, ayant entrepris le périple de la terre, sont revenus sur leurs traces, ne l'ont point fait, de leur aveu même, pour s'être vu barrer et intercepter le passage par quelque continent, mais uniquement à cause du manque de vivres et par peur de la solitude, la mer demeurant toujours aussi libre devant eux. Cette manière de voir s'accorde mieux aussi avec le double phénomène du flux et du reflux de l'océan, car partout les changements qu'il éprouve, notamment ceux qui consistent à élever et à abaisser le niveau de ses eaux, ont un caractère uniforme ou n'offrent que d'imperceptibles différences, comme cela se conçoit de mouvements produits au sein de la même mer et en vertu d'une seule et même cause. »

 

Limites — un pas de plus.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 06:00

File:Kalahari PICT0036.JPG

 

 

Le désert jusqu'à plus soif...

 

 

Préparatifs au bivouac matinal.

 

Encore un peu de lune et déjà le soleil dardant.

 

Le message précis sur la terre rouge :

 

« Ne vous détournez donc pas. Regardez ce qui est devant vous : une grande étendue, un paysage... »

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:00

File:Morning Sky 7.jpg

 

 

Avant le lever du soleil, juste avant...

 

 

 

« Celui qui est parvenu au comble du vide garde fermement le repos.
Les dix mille êtres naissent ensemble ; ensuite je les vois s'en retourner.
Après avoir été dans un état florissant, chacun d'eux revient à son origine.
Revenir à son origine s'appelle être en repos.
Être en repos s'appelle revenir à la vie.
Revenir à la vie s'appelle être constant.
Savoir être constant s'appelle être éclairé.
Celui qui ne sait pas être constant s'abandonne au désordre et s'attire des malheurs.
Celui qui sait être constant a une âme large.
Celui qui a une âme large est juste.
Celui qui est juste devient roi.
Celui qui est roi s'associe au ciel.
Celui qui s'associe au ciel imite le Tao.
Celui qui imite le Tao subsiste longtemps ;

jusqu'à la fin de sa vie, il n'est exposé à aucun danger. »

 

 

Tout bien.

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