4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 06:00

 

Aujourd'hui, c'est la fête de l'essaim.

 

Un tour par le Revermont des contreforts alpins.

 

Dans la wagon qui tangue dans la vallée, un  journal abandonné sur la banquette m'apprend qu'un brillant chercheur est parvenu à réduire l'eau en poudre. Pour obtenir un litre potable à partir de la préparation, il suffit, dit l'article, d'ajouter de l'eau... Quel progrès !

 

Pendant ce temps-là, charpentière noire (Xylocopa violacea) ou parée d'une guêpière jaune (Mellifera ligustica), l'abeille bosse fort sous les derniers rayons du soleil.

 

Affranchi de la ruche, le citadin fait-il mieux ?

 

Je me glisse sur le gazon d'un pré au flanc d'un coteau, et me focalise sur ce souvenir :

 

« La science de la richesse dans ses branches pratiques consiste à connaître à fond le genre, le lieu et l’emploi des produits les plus avantageux : à savoir, par exemple, si l’on doit se livrer à l’élève des chevaux, ou à celui des bœufs ou des moutons, ou de tels autres animaux, dont on doit apprendre à choisir habilement les espèces les plus profitables selon les localités ; car toutes ne réussissent pas également partout. La pratique consiste aussi à connaître l’agriculture, et les terres qu’il faut laisser sans arbres et celles qu’il convient de planter ; elle s’occupe enfin avec soin des abeilles et de tous les animaux de l’air et des eaux qui peuvent offrir quelques ressources... » Oui, et relisons aussi Columelle dans ce domaine.

 

Pourtant, malgré les sages avertissements des anciens, de lourds crétins peroxydés trompettent qu'exploiteur des ressources naturelles est une situation en vue et enviable...

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