14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:00

File:Cuvier-35-Bouvreuil pivoine et Bec-croisé des sapins.jpg

 

 

Oiseaux, lances levées à toutes frontières de l'homme !....

 

 

Escapade dans le parc du Mercantour.

 

De la neige, un lac, encore de la neige.

 

Les investigations planétaires produisent ces temps-ci les plus éloquents des rapports : les espèces animales et florales, sauvages comme domestiques, fondent à vue de nez. Pas besoin pourtant de chercher bien loin pour en trouver la cause, connue, désormais, de tous.

 

Ce beau matin de froidure blanche, j'ai, figurez-vous, de la chance : un bouvreuil pivoine m'accompagne depuis un moment de branche en branche, « avec toutes choses errantes par le monde », et j'ajoute, très fragiles...

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 07:00

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La cuisine, il y a la mienne et celle des autres...

 

 

Une entrée en matière à la manière d'Audiard.

 

Pendant qu'ils s'affairent sur le plan de travail, je me promène dans la garrigue où les plantes aromatiques se serrent pour gagner un peu de chaleur. Blancheur spectrale des à-pics aux Baux-de-Provence.

 

Un résumé de la situation avant les agapes, juste avant :

 

« Prends un agneau, que tu dépouilleras comme d'habitude. Ôte-lui toutes les entrailles et lave bien l'intérieur, mais garde-lui les pieds. Ensuite, prends le poumon et le foie, que tu mettras à bouillir avec les autres entrailles. Mélange cette préparation avec du persil, du lard, d'autres épices, des raisins secs et du sel. Farcis-en l'agneau et recouds-le bien.
Certains, pour cette fête, remplacent cette farce par simplement les entrailles et les herbes.
Mets enfin l'agneau tout du long sur la broche, en attachant ses pieds à la manière du lièvre, afin qu'il ne bouge pas. Ce plat conviendra aux grands ».

 

De toutes les façons, du vin de Bordeaux en chaque circonstance...

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 07:00

File:Montmartre télégraphe dessin.jpg

 

 

L'an neuf...

 

 

Boîte aux lettres qui regorge de catalogues. Multimédia pour 2015.

 

Le sac à dos est prêt : crayons, feutres, carnets.

 

Direction l'océan écumeux et ragaillardi par les tempêtes d'octobre.

 

Seul sur le front de l'Ouest.

 

Lecture avant le départ :

 

« Quelle était cette nouvelle invention qui se révélait tout à coup ? Était-elle, comme celle qui l’avait précédée, incomplète, maladroite, hérissée de difficultés qui en rendaient l’application dispendieuse et l’usage impraticable ? était-ce le rêve d’un cerveau tourmenté de célébrité à tout prix ? Était-ce au contraire le résultat d’études sérieuses et bien pondérées, de combinaisons à la fois ingénieuses et faciles ? Quel en était l’auteur et comment avait-il été amené à faire une telle et si importante découverte ?

Claude Chappe était né dans le département de la Sarthe, à Brulon, en 1763 ; il avait donc vingt-neuf ans quand il se présenta à la barre de l’Assemblée législative. Les glorieux antécédents scientifiques ne faisaient point défaut dans sa famille ; son oncle, l’abbé Chappe  d’Auteroche, avait été envoyé par l’Académie des sciences, dont il était membre, à Tobolsk, afin d’y observer, le 6 juin 1761, le passage de Vénus sur le soleil ; plus tard, pour étudier un phénomène semblable, il se rendit en Californie, où il mourut des suites de ses fatigues. Il avait légué à son neveu le goût des sciences et l’aptitude au travail, car Claude Chappe fut un travailleur infatigable. Cependant l’idée première de sa découverte, qui eut une si grande importance à la fin du siècle dernier, est plutôt due au hasard, à une malice d’enfant, qu’à une volonté préconçue et nettement dirigée vers un point défini. Claude Chappe, destiné à l’état ecclésiastique, avait été mis dans un séminaire éloigné de trois quarts de lieue environ du pensionnat où ses quatre frères faisaient leurs études. Ces enfants cherchèrent un moyen de communiquer entre eux malgré la distance, et Claude imagina d’appliquer des règles plates et noires sur la surface blanche des murailles du séminaire. À l’aide d’une lorgnette, ses frères pouvaient voir facilement les différentes positions qu’il faisait prendre à ses règles et lire ainsi des phrases dont le vocabulaire avait été convenu entre eux. Telle fut l’origine singulière de l’appareil et du système de signaux qui devaient former plus tard le télégraphe et le langage télégraphique. »

 

Le titre de cette rengaine d'autrefois ? Ah, oui : « I'll send an SOS to the world... »

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 07:00

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Prix uniques...

 

 

Réveillon de Noël. Une bastide provençale. Les santons et les saveurs.

 

Échange de points de vue sur la « rentrée littéraire ».

 

Je m'éclipse vers la belle bibliothèque et y trouve ceci :

 

« Nous ne contestons à la Médiocrité aucun de ses droits. Mais, franchement, est-il permis, à l’heure qu’il est, de faire un livre ennuyeux sur la Chine ? Si c’était un livre inexact, passe encore ! mais un livre ennuyeux, dans l’état actuel des connaissances sur ce singulier pays, lesquelles ont tout juste le degré d’information et d’incertitude, de lumière et d’obscurité qui donne à l’Histoire tout le piquant d’une question, cela est-il permis, même à très haute et puissante dame la Médiocrité ?… Est-il permis de manquer d’intérêt et de vie quand il s’agit du peuple le plus curieux et le moins connu, quoiqu’on en ait immensément parlé, de ce peuple magot et falot qui ressemble aux visions produites par l’opium qu’il fume, .  et qu’on pourrait appeler le plus fantastique de tous les peuples ?

Il est des sujets sur lesquels la valeur d’un homme, par cela seul qu’il les traite et à condition pourtant qu’il ne les gâtera pas, devient tout à coup vingt-cinq fois plus grande qu’elle n’est réellement, et la Chine est un de ces sujets sterling. Dans ce long carnaval de Venise que le mystérieux et hiéroglyphique Orient joue depuis des siècles à l’Occident intrigué, la Chine, cachée sous ses éventails, tapie derrière ses écrans, roulée en boule sous ses ombrelles, est le masque le plus impénétrable, et le plus impatientant à deviner. De tous, c’est celui qui tient le plus à son incognito et qui sait le mieux le défendre. Au XVIIe siècle, elle a mystifié lord Macartney, et le livre du pauvre lord nous dit, avec la candeur d’une dupe accomplie, dans quelles superbes proportions la mystification eut lieu… Si un jour elle a permis aux Jésuites, ces admirables enjôleurs pour le compte de la vérité, de soulever son loup et de la regarder au visage, elle s’est bien vite repentie de cette minute d’abandon qui allait faire de sa personnalité historique le Secret de la Comédie pour le monde entier. Elle est donc toujours un mystère… non pas un simple mystère à ténèbres dans lesquelles l’œil cherche sans voir, mais un mystère à éblouissements qui brise la lumière sous les feux luttants des contradictions… Avec un pareil peuple, qui semble échapper au jugement même, avec ce sphinx  retors qui a remplacé l’énigme par le mensonge et auprès de qui tous les sphinx de l’Egypte sont des niais à la lèvre pendante, n’y a-t-il pas toujours moyen, si on ne met pas la main sur le flambeau de la vérité, de faire partir, en frottant son esprit contre tant de récits, les allumettes du paradoxe, et d’agir ainsi, fût-ce en la déconcertant, sur l’Imagination prévenue, qui s’attend à tout, excepté à l’ennui, quand on lui parle de la Chine et des Chinois ? »

 

Présent dans l'inanité.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 07:00

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Du rire et des chansons...

 

 

Le train vers Bruxelles. Conférence. Journaux : pétrole, consortiums mondialisés, l'avenir d'une illusion.

 

Lecture :

 

« Vers cette époque, je me suis trouvé, un jour, encore assez  riche pour enlever aux démolisseurs et racheter en deux lots les boiseries du salon, peintes par nos amis. J’ai les deux dessus de porte de Nanteuil ; le Watteau de Vattier, signé ; les deux panneaux longs de Corot, représentant deux paysages de Provence ; le Moine rouge, de Chatillon, lisant la Bible sur la hanche cambrée d’une femme nue, qui dort ; les Bacchantes de Chassériau, qui tiennent des tigres en laisse comme des chiens ; les deux trumeaux de Rogier, où la Cydalise, en costume régence, — en robe de taffetas feuille morte, triste présage ! — sourit, de ses yeux chinois, en respirant une rosé, en face du portrait en pied de Théophile, vêtu à l’espagnole. L’affreux propriétaire, qui demeurait au rez-de-chaussée, mais sur la tête duquel nous dansions trop souvent, après deux ans de souffrances, qui l’avaient conduit à nous donner congé, a fait couvrir depuis toutes ces peintures d’une couche à la détrempe, parce qu’il prétendait que les nudités l’empêchaient de louer à des bourgeois. — Je bénis le sentiment d’économie qui l’a porté à ne pas employer là peinture à l’huile.

De sorte que tout cela est à peu près sauvé. Je n’ai pas retrouvé le Siège de Lérida, de Lorentz, où l’armée française monte à l’assaut, précédée par des violons ; ni les deux petits Paysages de Rousseau, qu’on aura sans doute coupés d’àvance ; mais j’ai, de Lorentz, une maréchale poudrée, en uniforme Louis XV. — Quant à mon lit renaissance, à ma console Médicis, à mes buffets, à mon Ribeira, à mes tapisseries des Quatre Éléments, il y a longtemps que tout cela s’était dispersé.

— Où avez-vous perdu tant de belles choses ? me dit un jour Balzac.

— Dans les malheurs ! lui répondis-je en citant un de ses mots favoris. »

 

Tiens, encore des oiseaux dans les arbres...

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 07:00

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Du nul au néant...

 

 

Carton d'invitation germanopratin pour découvrir les installations de X.

 

Son travail réenchante (sic !) le monde.

 

Je farfouille dans la bibliothèque et lis :

 

« Nous ne ferons point de réflexions moroses, nous nous abstiendrons de toute comparaison chagrine et fâcheuse. Il serait vraiment trop facile d’avancer et de prouver qu’en ce qui concerne les beaux-arts l’exposition universelle de 1878 est inférieure à ses devancières, surtout à celle de 1855, qui a jeté un si vif éclat et laissé un ineffaçable souvenir. Hélas ! les morts vont vite ; on leur succède, mais on ne les remplace pas toujours. Il faut en prendre son parti, jouir de sa destinée et ne pas tout demander. Nous vivons dans le siècle de l’industrie, des inventions et des machines ; notre sort est assez beau. Comme le disait, il y a trois mois, lord Beaconsfield au banquet annuel de la Royal Academy de Londres, « le temps présent est un âge de civilisation avancée, et la civilisation est essentiellement confortable ; sa tendance fatale est de supprimer le sentiment et de s’occuper du réel beaucoup plus que de l’idéal. » Lord Beaconsfield a raison, le confortable et l’idéal sont deux choses absolument différentes, et qui veut l’une doit apprendre à se passer de l’autre. Les mères ont coutume de dire à leurs filles qu’une femme doit savoir souffrir pour être belle. Cet adage est profondément juste, et les peuples qui se piquent d’exceller dans les beaux-arts feraient bien de s’en pénétrer autant que les jeunes filles qui aspirent à briller dans un bal. Quand une société se soucie avant tout de se procurer toutes ses aises, elle ne doit pas s’étonner que son architecture ait peu de style, que ses statues manquent de caractère, que sa peinture d’histoire soit trop souvent insignifiante. Les Grecs du temps de Périclès se résignaient à une foule de privations qui nous seraient insupportables et qu’ils ne sentaient pas. Il est vrai que, presque partout, les gouvernemens s’appliquent avec un zèle et une sollicitude dont ils font gloire à réagir contre les tendances d’une civilisation qui sacrifie tout au confortable. »

 

Mon jardin d'automne hivernal est un enchantement. J'y marche pieds nus au contact de la terre. What else?

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 07:00

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Qu'ont-ils vu ?

 

 

Il fait froid. Au coin de la cheminée, les flocons tourbillonnent, un bon livre à la main :

 

 

« Quatre jours après, l’Halbrane relevait cette curieuse île de Tristan d’Acunha, dont on a pu dire qu’elle est comme la chaudière des mers africaines.

Certes, c’était un fait bien extraordinaire, cette rencontre à plus de cinq cents lieues du cercle antarctique, cette apparition du cadavre de Patterson ! À présent, voici que le capitaine de l’Halbrane et son frère le capitaine de la Jane étaient rattachés l’un à l’autre par ce revenant de l’expédition d’Arthur Pym !… Oui ! cela doit sembler invraisemblable… Et qu’est-ce donc, pourtant, auprès de ce que j’ai à raconter encore ?…

Au surplus, ce qui me paraissait, à moi, aller jusqu’aux limites de l’invraisemblance, c’était que le roman du poète américain fût une réalité. Mon esprit se révolta d’abord… Je voulus fermer les yeux à l’évidence !…

Finalement, il fallut se rendre, et mes derniers doutes s’ensevelirent avec le corps de Patterson dans les profondeurs de l’Océan.

Et, non seulement le capitaine Len Guy s’enchaînait par les liens du sang à cette dramatique et véridique histoire, mais – comme je l’appris bientôt – notre maître-voilier s’y reliait aussi. En effet, Martin Holt était le frère de l’un des meilleurs matelots du Grampus, l’un de ceux qui avaient dû périr avant le sauvetage d’Arthur Pym et de Dirk Peters opéré par la Jane.

Ainsi donc, entre le 83e et le 84e parallèles sud, sept marins anglais, actuellement réduits à six, avaient vécu depuis onze ans sur l’île Tsalal, le capitaine William Guy, le second Patterson et les cinq matelots de la Jane qui avaient échappé – par quel miracle ? – aux indigènes de Klock-Klock !… »

 

On ne fait pas mieux.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:00

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L'homme solitaire, ami du temps libre, se lève...

 

 

Ils grattent les montagnes, retournent les champs, draguent le fond des mers. De tous les coins du monde, je reçois des coupures de presse sur l'altération inévitablement définitive des plus beaux écosystèmes qui soient. À la bourse de l'immonde, l'or jaune vaut désormais aussi cher que l'or noir. En Asie du Sud-Est, je me souviens avoir vu des pelleteuses qui charriaient des quantités gargantuesques de sable destiné à la maçonnerie. Et les navires qu'on appelle sabliers sont aujourd'hui à l'œuvre partout sur la planète. La plupart du temps, les édiles haussent les épaules et l'on assiste, entre dégoût et  quasi impuissance, à la fin d'un monde.

 

Trois jours en Vaucluse écarté de la guerre crétine des profits.

 

J'ouvre le livre : De vita solitaria.

 

L'otium, au moins ça de gagné.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 07:00

File:Injection dans une fibre optique plastique 3.JPG

 

 

On peut voir rouge ou passer son chemin...


 

Plus ça change, plus c'est la même chose... L'actualité qui n'en est jamais vraiment une...

 

De retour d'Écosse — on a pu mettre en perspective, common decency oblige, ce que le récent référendum a produit — je trouve dans ma boîte aux lettres un prospectus rutilant envoyé par mon FAI (fournisseur d'accès à l'Internet) qui m'annonce, grammaire mandarinale et vocabulaire fleuri en caractères contrastés, que je suis, je cite, « éligible à la fibre » et me vante à gros renfort de ficelles commerciales, dans et entre les lignes, le bénéfice d'une installation jusqu'à ma maison, mon salon et, pourquoi pas ?, mon lit pour profiter au mieux de services (sic) dont je n'ai nul besoin. Je passe sur les mails, pardon, courriels pour parler comme nos amis Canadiens, qui m'ont relancé, tancé, abusé pendant plusieurs jours.

 

Ce dont j'ai besoin, c'est d'une connexion fiable par tous les temps, qui me laisse justement du temps pour faire autre chose que de la maintenance (débrouillardise) informatique matin, midi et soir vu les réalités dépréciatives ultra concrètes sur le terrain ici comme ailleurs, réalités qui ne vont pas en s'arrangeant contrairement aux idées reçues... J'utilise les technologies nouvelles avec discernement.

 

Je pousse, malgré tout, la curiosité jusqu'à prendre un rendez-vous avec l'équipe (équipe ?) d'experts techniques. Les experts... Eux savent... Ils savent si bien qu'ils n'ont même pas pris la peine d'établir un audit préalable de la situation physique, audit selon l'expression consacrée. En vrai, ils n'écoutent pas et n'entendent que leur satané cahier des charges. Le Diable est toujours dans les détails.

 

— Ouh là, vos murs font près d'un mètre d'épaisseur ! On va pas pouvoir percer !

 

Force moulinets de bras et dodelinements méridionaux des têtes.

 

— Je me suis pourtant fendu de longues conversations téléphoniques avec vos services respectifs pour vous décrire au plus juste la configuration locale...

 

Trois fois sur quatre, je reste zen (langage branché...) quant à l'avancée façon char d'assaut de la Technique (majuscule de circonstance) à l'époque d'antique modernisme. Un certain Martin brossé ces jours-ci comme, de reste, à l'accoutumée comme un vilain bonhomme au passif sulfureux a rempli des centaines de feuillets sur le sujet... Mais là, la moutarde commençait à me monter au nez.

 

— Ah, nous, on est la société qui sous-traite. On n'est pas le service commercial...

— C'est sûr. À l'évidence, sans paraître désobligeant, cette méthode de travail n'est pas la bonne...

— Ah, vous savez, chacun travaille dans son secteur. Et puis, de toute les façons, il va falloir changer toutes les paires de cuivre, les raccordements, et puis, on sait pas ce qu'on va trouver...

— Bref, vous ne voulez pas faire le travail...

— Ah, mais c'est trop compliqué. Pour un logement collectif ou un bâtiment public, je ne dis pas, mais là...

— Comment ça ? En tant que citoyen, je ne peux pas...

— Ah, nous, c'est ça la procédure pour les particuliers... On a des ordres... Tous vos appareils doivent être groupés au même endroit... Il faut faire simple... Et il faut prendre la box...

— La box ?

— Oui, c'est obligatoire... Et il y a un abonnement mensuel...

— OK. Je ne suis pas convaincu que la simplicité l'emporte... Restons-en là.

 

Le grand plan numérique, tu parles ! Incantations parlementaires.

 

Un jeune se serait exclamé : « Foutage de gueule ! ».

 

Numérique ou analogique, autre titre possible.

 

Analogique, c'est dans mon ADN.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 07:00

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Qui ? Quoy ? Comment ? À qui ? Pourquoi ?

 

 

L'amour en charpie ?

 

J'ouvre le livre :

 

« Beaulté lors vint, de costé moy s'assist,

Ung peu se teut, puis doulcement m'a dist:

Amy, certes, je me donne merveille

Que tu ne veulx pas que l'en te conseille;

Au fort saiches que tu ne peuz choisir,

Il te convient à Amour obeir;

Mes yeulx prindrent fort à la regarder,

Plus longuement ne les en peu garder;

Quant Beaulté vit que je la regardoye,

Tost par mes yeulx ung dard au cueur m'envoye. »

 

 

On saura apprécier...

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