8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:00

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Juin est le temps des examens en général et celui des examens de conscience en particulier.

 

Avec attention, comme toujours, je me plonge dans les synthèses des étudiants les plus avancés qui ont lu, assidûment depuis l'automne, U.S.A., la vaste fresque publiée en 1938 par John Dos Passos.

 

Et je repense à ces années 1930, ici et là, entre désarroi et idéaux en projection. À tous les Industrial Workers of the World aussi, les Wobblies, qui se sont battus dans cette décade-là et après la guerre pour améliorer le sort, comme on dit, de la condition ouvrière. Quand on regarde l'histoire dans le détail, on remarquera une jonction, au tournant des années 1960, avec le mouvement international situationniste, l'IS et les Situs. Vous vous souvenez ? : Ne travaillez jamais ! Potentiel prolongement intellectuel qui n'a rien d'étonnant : l'analyse radicale d'un état de société est toujours à refaire.  

 

Mais, ce matin, au-delà de la théorie et de la praxis bien ordonnées, c'est la voix en chant de travail de Woody Guthrie que j'entends :

 

 

 

As I went walking, I saw a sign there,

And on the sign there, It said "no trespassing." 

But on the other side, it didn't say nothing!

That side was made for you and me.

In the squares of the city, In the shadow of a steeple;

By the relief office, I'd seen my people.

As they stood there hungry, I stood there asking,

Is this land made for you and me ?

 


 

Sur sa guitare, cette déclaration-flèche de guerre à l'envers :

 

This Machine Kills Fascists...

 

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