25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 07:00

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Nombreux sont les peintres qui ont peur d'une toile blanche, mais une toile blanche a peur du véritable peintre passionné qui ose...

 

 

Tour au musée d'Orsay avant le délire des anoraks en cohortes

 

Des jardins de l'Observatoire vers la Seine. La rue Monsieur-le-Prince dans l'autre sens.

 

Sur la droite, autrefois, cette agence de voyages, Uniclam, qui faisait, dans les années 70, le bonheur des aventuriers en herbe vers l'Amérique latine. Un peu plus loin, le restaurant Polidor, les murs ont-ils des oreilles ?, l'ombre furtive de mon cher Rimbe, et la librairie orientale de Hrand Samuelian qui tient le coup, et en face, oui, il y avait cette librairie des tropiques, comment s'appelait-elle ?, la librairie des îles et du Pacifique, il me semble, un joyeux capharnaüm cet endroit, disparu lui aussi.

 

Heureusement, la librairie du Carrefour est toujours présente en pole position tout comme Tschann, boulevard du Montparnasse, Compagnie, rue des Ecoles, Le Divan, rue de la Convention, après avoir été virée de Saint-Germain, souvenez-vous, Delamain au Palais-Royal, Sauramps à Montpellier et Mollat, ah ! Mollat, à Bordeaux.

 

L'eau, les arbres, la brume, légère.

 

Café à l'angle et tout de suite en compagnie de Vincent.

 

Nous sommes à Saint-Rémy, Provence. Il fait chaud. Dernier acte. Avant l'oblique Sud-Nord. Lune, lunaisons, spirales vers l'asile nécrologique pour de bon. S'est-il vraiment suicidé ? La question mérite d'être retenue.

 

De la quarantaine d'autoportraits, c'est sans doute celui-ci, datant de 1889,  que je garde au cœur de mon œil.

Published by carnets-atlantiques.eu - dans Déambulations nomades
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