29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 07:00

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Dans la maison aux quatre cheminées, j'ai quatre pianos...

 

 

Bon, quelques symphonies de temps à autre, d'accord, des opéras, oui, des concertos, bien entendu, de la musique de chambre, toujours. Mais ce qu'il y a de bien avec Erik Satie, ce sont deux ou trois notes toutes les cinq ou six mesures. Un Japon musical aux portes de Paris. 

 

Je peux ainsi me faire à l'idée sonore de la musique -je plaisante à moitié !

 

Une ascendance écossaise et un solide sens de l'humour : deux ingrédients qui, depuis des lustres, ont rendu Satie très sympathique à mes oreilles.

 

Nous n'étions pas très nombreux dans les années 1960 à jouer les Gymnopédies et les Gnossiennes : un gai savoir pianistique en vol plané.

 

On oublie que Satie a travaillé avec Picasso. Que se sont-ils dit ?

 

Ce soir, la télévision suisse de langue romane rediffuse le magnifique film de René Clair, Entr'acte. La partition de Satie tire la langue aux conventions, à la méchanceté gratuite, à la mesquinerie. Et invite à un peu de solidarité. Nous étions au sortir de la grande boucherie humaine. Nous étions en 1924.

 

Satie ? Samedi et tous les jours de la sainte semaine !


 

 

 

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