19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 07:00

399px-Sorbus_aucuparia_ronn.jpg

 

Les traditions de nos campagnes disent que l'arbre porte bonheur aux amourettes...

 

 

Quand là-bas est inénarrable, je cherche un lieu de lumière.

 

Sur la route d'Éphèse, une aridité dont ne voudrait même pas un âne. Et pourtant...

 

Le théâtre de toujours pour moi seul un matin entier. Ce n'est pas donné à tout le monde.

 

Cette auberge, hier soir, le joueur de flûte.

 

Du raki et du vin rouge aussi.

 

Les labyrinthes du prytanée ont été un régal : bien perdu pour mieux me retrouver.

 

Sur les restes de la bibliothèque de Celsus, j'ai feuilleté quelques pages d'Orhan Pamuk.

 

Arrivée soudain de nulle part, elle est venue vers moi sur le chemin de rocaille.

 

Mate de peau. Une Indienne sans son sari.

 

Je l'ai embrassée à pleine bouche sous l'ombrage réduit de l'unique sorbier.

 

Une grive pas farouche qui s'est ri des filets.

 

Dans sa main, au moment de se dire au revoir, trois baies rouges.

 

Oiseleur, ton bonheur.

 

 

 

Published by carnets-atlantiques.eu - dans Déambulations nomades
commenter cet article

commentaires