22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 22:00

image001-copie-22.jpg

 

 

 

Je poursuis mon voyage breton.

 

Chez un bouquiniste, je tombe sur un bréviaire historique et ces quelques lignes :

 

« Si nous envisageons dans son ensemble le développement de l’esprit hébreu, nous sommes frappés de ce haut caractère de perfection absolue qui donne à ses œuvres le droit d’être envisagées comme classiques, au même sens que les productions de la Grèce, de Rome et des peuples latins. Seul entre tous les peuples de l’Orient, Israël a eu le privilège d’écrire pour le monde entier. C’est certainement une admirable poésie que celle des Védas, et pourtant ce recueil des premiers chants de la race à laquelle nous appartenons ne remplacera jamais, dans l’expression de nos sentimens religieux, les Psaumes, œuvre d’une race si différente de la nôtre.

 

Les littératures de l’Orient ne peuvent, en général, être lues et appréciées que des savants ; la littérature hébraïque, au contraire, est la Bible, le livre par excellence, la lecture universelle : des millions d’hommes ne connaissent pas d’autre poésie. Il faut faire sans doute, dans cette étonnante destinée, la part des révolutions religieuses, qui, depuis le XVIe siècle surtout, ont fait envisager les livres hébreux comme la source de toute révélation ; mais on peut affirmer que si ces livres n’avaient pas renfermé quelque chose de profondément universel, ils ne fussent jamais arrivés à cette fortune. Israël eut, comme la Grèce, le don de dégager parfaitement son idée, de l’exprimer dans un cadre réduit et achevé. La proportion, la mesure, le goût, furent en Orient le privilège exclusif du peuple hébreu, et c’est par là qu’il réussit à donner à la pensée et aux sentiments une forme générale et acceptable pour tout le genre humain. »

 

Louable, mais classique, Renan lit la Bible à l'aune du christianisme...

 

Malentendus prévisibles...

Published by carnets-atlantiques.eu - dans Littérature
commenter cet article

commentaires