30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 06:00

image002-copie-1.jpg

 

 

Matin de Paimpol sous le crachin frais.

 

À la radio, un air d'autrefois :

 

« Grand ouvert est mon domicile,
Nul de vous ne doit l'ignorer,
Qu'on se le dise par la ville :
Quiconque peut y pénétrer.
Artisan de la pensée,
Si tu sens dans la poussée
Ta liberté menacée :
Viens chez moi !
Déserteur de la patrie,
Adversaire des tueries,
Si demain tu t'expatries :
Viens chez moi !
Avorteur, toi dont la science
Homicide par prudence,
  À tes heures de malchance :
Viens chez moi !
Justicier des nobles causes
Qui t'insurges, t'armes, oses,
Puisqu'à la mort tu t'exposes :
Viens chez moi !
Etranger que l'on pourchasse,
Peu m'importe à moi ta race,
Dès que tu crains la menace :
Viens chez moi !
  À toute loi je suis hostile,
Anarchiste invétéré,
Je pratique le droit d'asile
Et pour moi, ce droit est sacré. »

 

 

Ils ont la tête dure, pas de doute...

Published by carnets-atlantiques.eu - dans Art
commenter cet article

commentaires