4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:30

Chinese-Japanese_south.png

 

 

Ma main m'est aussi intime que mon oreille, mon œil et mon nez.

 

Mon oreille entend la note juste et celle qui ne l'est pas.

 

Mon œil voit beaucoup, se souvient de tout : il reconnaît les moindres chemins de ma vie - instantanément.

 

Mon flair, sans jouer le jeu de la fausse modestie, est remarquable à débusquer, de près, de loin,  les faux-semblants.

 

Quand je trace des signes, dans la nuit profonde ou en pleine clarté, ma main est aussitôt déliée : une main athlétique.

 

Elle en a serré des mains, la mienne. Et, si affinités électives, il lui arrive de dire, sans insister, que, par écrivains interposés, elle a serré, exemple entre cent, celle de James Joyce.

 

Ma main a une chance céleste.

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Littérature
commenter cet article

commentaires