9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 07:00

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La prévoyance des renards qui cachent leur gibier en différents endroits pour le retrouver au besoin.

 

 

Brouillard bleuté aux abords des bois.

 

J'aime beaucoup le au besoin sous la plume de Buffon qui décrit le renard dans son Histoire naturelle des animaux (1753). Balade matinale, presque une randonnée, comme un grand solitaire des lieux dans ce joyau, la forêt de Compiègne, à une courte heure de la capitale en automobile. Dans la poche, outre une édition commode du bon Buffon, sa biographie, fine et sensible, par Pierre Gascar (Gallimard, 1983), que j'avais envie de relire.

 

Une souche à la croisée des chemins et des routes non loin du charmant village de Saint-Jean-aux-Bois et son chêne rouvre dont on dit qu'il fut planté au temps de Louis IX de France plus connu sous le nom de Saint Louis. Tiens, il me revient qu'il est mort à Tunis en 1270. Ah, ces sacrés chevaliers croisés ! Mais la Terre sainte est partout aurait dit mon ami Thoreau qui pratiquait à merveille the art of sauntering, une de ses expressions familières, l'art de la marche inspirée et inspiratrice. Évangile du temps présent : c'est exactement ce que j'essaie de faire en ce lever du jour parcourant ce limon de mousses odorantes.

 

Animaux, mes voisins : le cerf élaphe, le lapin de garenne, le renard roux, le hérisson des haies, le faisan de Colchide, le daim, l'écureuil, le faon, le singulier sanglier, le marcassin, la chauve-souris, le putois, le pic noir, la chouette chevêche (répéter dix fois, très vite), la tourterelle, le chat sauvage, le loir gris, le rossignol des murailles, l'ours brun et le loup (oui, mais pas dans les parages), le blaireau, le coucou, le lynx, le geai, le lérot, le chevreuil des futaies...Encore ! Encore !

 

Arbres, mes totems : le bouleau, le hêtre, le cèdre, le merisier, le peuplier, le mélèze, l'érable, le frêne, le châtaignier, le pin sylvestre, le pin maritime, le sapin tout simple, et le beau charme. Il ne manquerait alentour que l'arbre du voyageur, aussi extravagant que moi ! Je vais les saluer les uns après les autres comme le faisait un autre de mes grands amis, John Cowper Powys, en appuyant mon front un moment contre leurs écorces fraîches.

 

Les derniers mots prononcés par Henry David Thoreau : Indien...Caribou... 

 

Caribou, ouh ouh ! Où es-tu ?

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Déambulations nomades
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