12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:00

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Je viens de prendre un bon breakfast près de St James's Park (ah ! le somptueux petit-déjeuner anglais...Rien que pour ça, je franchis le Channel illico).

 

8h30. Dans le brouillard chaud, une nuée soudaine de mésanges. Je foule le gazon en direction de Portland Place où j'ai mes habitudes. Pall Mall, St Martin-in-the-Fields (Nikolaus Harnoncourt, flûte, hautbois, viole de gambe...), Leicester Square (les cigarettes Senior Service, do you remember ?), Piccadilly Circus, Regent's Street (tweed et flanelle), Oxford Street (Carnaby Street, 1964...), et enfin une rue discrète, une ruelle presque, à deux pas des studios de la vénérable BBC.

 

Aujourd'hui, à cette heure matinale, pendant que là, dehors, le monde s'affaire ou fait semblant de travailler, j'ai pris la décision de monter à bord de la machine magique qui va me permettre de remonter le temps. Just snap it and there we are !

 

La télévision diffuse The Hour that never was (L'Heure perdue, 1965), un épisode de ma série préférée, The Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir). Je connais tous les épisodes de la saison Emma Peel (1965-67) par coeur, je ne m'en lasse pas, comment le pourrais-je ? : charme, humour, élégance naturelle, dialogues (très) intelligents, situations décalées, Angleterre improbable. My kingdom for an hour away with my favourite heroes !

 

Je veux bien vous livrer, in a nutshell, ma liste secrète de ces bijoux cinématographiques (chaque "épisode" est un film en soi de cinquante et quelques minutes) qui, pour ma complexion, gardent intacte, au bout de quarante ans, la force tranquille de l'excellence.

 

La voici. Mais soyez assez aimables de ne pas vendre la mèche : je ne voudrais pas que les diabolical masterminds en aient vent : 

 

to start with, Too Many Christmas Trees (Faites de beaux rêves, 1965), a must ! Au suprême, l'Angleterre que l'on aime.

 

A Touch of Brimstone (Le Club de l'Enfer, 1966) : Emma : "I've come here to appeal to you, Mister Cartney." Cartney : "You certainly do that !" (jeux de mots : compréhension requise de la langue anglaise !)

 

The Gravediggers (Les Fossoyeurs, 1965) : plusieurs films en un.

 

The House that Jack built (L'Héritage diabolique, 1966) : Sixties !

 

Castle De'ath (Le Fantôme du château De'ath, 1965). Cette scène : Emma tombe sur une cornemuse miniature et tandis qu'elle entonne un air traditionnel écossais, Steed hopscotche le scénario.

 

A Surfeit of H2O (Dans sept jours, le déluge, 1965) : biblique !

 

What the Butler saw (Les Espions font le service, 1966) : John Steed (Patrick Macnee) déguisé !

 

The Town of no Return (Voyage sans retour, 1965) : gothique...

 

The Hidden Tiger (Le Tigre caché, 1967) : they are needed !

 

The Joker (Le Joker, 1967) : inquiétant et prenant.

 

Murdersville (Le Village de la mort, 1967) : vous ne connaissez pas Little Storping in the Swuff ? Savourez le dialogue initial des deux péquenots patibulaires.

 

Who's Who ? (Qui suis-je ?, 1967) : swinging swap !

 

Epic (Caméra meurtre, 1967). Réplique d'anthologie -Emma Peel (Diana Rigg) : "Gloat all you like. But just remember... I'm the star of this picture."

 

 

Cette heure n'est pas perdue pour moi. Sur l'écran en noir et blanc, musique atmosphérique, Emma Peel & John Steed traversent maintenant le tarmac de la base aérienne d'Hamelin d'un pas décidé.

 

Je suis sur un petit nuage...

 

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C'est dit : tout le monde n'est pas du même monde. Period !

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Saisons
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