10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 06:00

image001-copie-11.jpg

 

Sur mes vieux jours, je n'aime que la quiétude...

 

 

Matin de Chine.

 

Solitude lumineuse des roses.

 

Ivresse de l'oisiveté.

 

Je vais relire de bons livres.

 

On ne sait jamais.

 

Paris est une fête. Journal d'un écrivain. Les Illuminations.


Je prends celui-ci

 

qui s'ouvre à la juste page :

 

« En Europe, tout finit en tragique. Il n'y a jamais eu attrait pour la sagesse, en Europe (tout au moins après les Grecs...déjà bien discutables). Le tragique de société des Français, l'Œdipe des Grecs, le goût du malheur des Russes, le tragique vantard des Italiens, l'obsession du tragique des Espagnols, l'hamlétisme, etc. Si le Christ n'avait pas été crucifié, il n'aurait pas fait cent disciples en Europe. Sur sa Passion, on s'est excité. Qu'est-ce que les Espagnols feraient s'ils ne voyaient pas les plaies du Christ ? Et toute la littérature européenne est de souffrance, jamais de sagesse. Il faut attendre les Américains Walt Whitman et l'auteur de Walden pour entendre un autre accent. »

 

Oui, viens avec moi, bon livre,

 

vite à la rivière !

 

 

(Henri Michaux, Un barbare en Asie, Gallimard, 1986)

 

 

 

Published by carnets-atlantiques.eu - dans Déambulations nomades
commenter cet article

commentaires