17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:00

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Je suis né avec le jazz et partirai avec.

 

Noté, très vite, ici, à New York, dans la sensualité frénétique de la ville et la voix chaloupée de Sarah Vaughan.

 

J'écris : si le piano me vient plutôt facilement, je me débrouille, jamais je ne pourrais faire semblant de rivaliser avec Erroll Garner, Thelonious Monk ou Oscar Peterson dont les métissages musicaux en noir et blanc renaissent sans cesse sous leurs doigts en déferlantes pulsations imbriquées.

 

Les jazzmen, les grands, dans leur course-poursuite au nouvel idiome, je les ai vus de près, leurs disques de vinyle demeurent intègres, toujours sur la bonne portée. Alcools précis, came raffinée. Je les entends chaque jour et peux les écouter des nuits entières en boucle, chacun d'entre eux, solo ou ensemble : concentration, expansion, nouvelle concentration - énergie tenace dans la courbure dilatée du temps. 

 

Le son absolu que j'aime est celui qui sort de la trompette narquoise de Miles Davis. So What, 1959. Le monde peut bien s'écrouler, ces 9'23'' de métal en fusion liquide augmentent encore ma sensation de vie.

 

Blue majeur : c'est mon tempo.

 

 

  • Erroll Garner, Concert by the Sea, Columbia,1955
  • Sarah Vaughan, With Clifford Brown, Emarcy, 1954
  • Thelonious Sphere Monk, With John Coltrane, Riverside, 1958
  • John Coltrane, My Favorite Things, 1960, Atlantic Records
  • Miles Davis, Kind of Blue, Columbia, 1959
Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Art
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