1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:15

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Malgré le froid glacial et la bise hurlante, un maigre rayon de soleil m'attire ce matin vers les bords du Rhône, en Avignon.

 

Le pays est, dit-on, paralysé par les frimas précoces, on veut m'en persuader, intoxication mentale, la preuve, je peux aller et venir à ma guise. J'ai toujours aimé me promener à la rencontre des fleuves. Ici, la puissance liquide est phénoménale, augmentée de la présence proche du mont Ventoux cher à Pétrarque.

 

Après le Rhône, du jardin situé sur les hauteurs de la Cité des Papes, je jouis maintenant d'une vue superbe sur la ville.

 

Pas un chat. Quelques notations sur mon carnet. Je pense à Pablo Picasso. Ses Demoiselles peintes en 1906, présentes dans leur fraîcheur intacte au Museum of Modern Art, à New York, viennent à moi en brassées solaires.

 

Quand j'y songe, à l'époque où je vivais en Irlande, j'ai failli avoir comme voisin ce récipiendaire d'un prix littéraire automnal ((Comment ? Que dites-vous ? Récipient à serpillière ?, me demande mon ami le professeur Tournesol) chez qui l'œuvre de Picasso provoque aussitôt le dégoût...Ah !, je ne devrais même plus relever ce genre de trivialités.

 

À l'avance, je me régale de revoir bien au chaud dans mon ermitage blanc Le Mystère Picasso réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1955.

 

Vous ne connaissez-pas ? Prodige du style en acte.

 

¡ Vamos !

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