1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 07:00

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Matin bleu-blanc limpide.

 

Mise au net dans l'atelier avant de m'envoler overthere.

 

Page froissée d'un vieux journal -je la garde pour que la bonne fasse les vitres avec pendant mon absence :

 

(...) Le peuple français s'est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d'être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en oeuvre parce que c'est le mandat que j'ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d'union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n'ait le sentiment d'être exclu, d'être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s'y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d'homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés, qu'ils seront aidés, qu'ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas s'en sortir doivent être sûrs qu'ils ne seront pas laissés de côté et qu'ils auront les mêmes chances que les autres. (...)

 

Voix d'autrefois. Voix d'aujourd'hui. On croit rêver... 

 

À la radio, dans le taxi :

 

- Tu as déjà vu un pont comme ça ?

- Non.

- Mais si ! Quand on a pris le RER pour arriver au musée. (Sinuosité hystérique de vieille fille)

- Dans cette oeuvre picturale (jargon), il faut comprendre (j'adore cette injonction...) que Claude Monet abaisse le champ visuel (abaisse ? non sans blague !, c'est trop beau !)

- Et tu as déjà vu des saules pleureurs comme ceux-là ?

- Non.

- Mais si, à côté de l'école dans la cité ! (si ce n'est pas de l'acharnement éducatif...)

- Madame, c'était la guerre, il a eu une maladie et après ses yeux sont devenus flous.

- C'est les meules...

 

Monet, s'échappant du salon philistin, aurait donc eu le regard meulé devant tant de beautés naturelles ? 

 

Poètes en temps de détresse, à quoi bon ? Et Hölderlin écrit aussitôt : Qui a pensé le plus profond aime le plus vivant et comprend la haute jeunesse.

 

Encore un peu plus de chômage. Qu'en pensent les chômeurs ?

 

Question d'angoisse compassée : faut-il quitter l'Euro ?

 

Publicité pour des appareils numériques dernier cri lessivée dans le brouhaha du trafic. Allô, Roubaix ? Ici Tourcoing...

 

Arrivée à l'aéroport : Beethoven, trio dit des Esprits

 

Éditorial du temps récapitulatif : l'âme du monde (ouh là, peut-être un peu plus de physique dans la métaphysique, non ?)

 

Salle d'embarquement. Animal Babel.

 

Cette année, petite ?, grande, moyenne ? va pour grande à mon endroit, de nouvelles espèces sont découvertes en Indonésie dont une étonnante chimère, en gris poudré des profondeurs sur la photo, proche parente des requins. Vive joie qui monte de l'enfance.

 

 

Ne pas chercher à s'expliquer. Écouter son bon plaisir.

 

 

Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.

Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.

Assez connu. Les arrêts de la vie. - Ô Rumeurs et Visions !

Départ dans l'affection et le bruit neufs !

 

(Arthur Rimbaud, Départ, Illuminations, 1873)

 

 

 

Bonne année quand même chère petite planète ! 

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Saisons
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