31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:50

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De l'eau ou peu s'en faut, à Mahâballipuram, dans l'Etat du Tamil Nadu, au lointain si proche, en Inde, jaillit le Shore Temple.


J'aime ce temple dans sa perfection nue.

 

À cinq heures, au soleil levant, tout alentour est ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

 

On dit que c'est un temple pour y venir prier. Bien. Les natures étant diverses dans l'univers, pour moi, c'est, avant tout, au-delà de tout, le temple-cachette-refuge des écureuils. Pas l'écureuil géant (Ratufa indica), non, l'écureuil lambda des jardins anglais, des forêts suisses, de Brooklyn et de Sapporo.

 

Si, d'aventure, il s'était trouvé dans les parages, le touriste du monde spectaculaire aurait-il glissé, dans son everlasting sac-à-dos, au moment du départ, Mahabalipuram tout le monde descend de Jacques Brosse (éditions Fayard, collection L'Expérience psychique, Paris, 1973) ? Rien de moins sûr...

 

En Inde, je connais un autre temple. Résolument retiré. Infiniment plus secret. En son centre, dans une réconfortante étrangeté, pousse un banian hors d'âge ruisselant de pluies régulières. C'est un temple d'ici et de toujours comme dans les nouvelles de Kipling.

 

Un temple pour les enfants et certaines grandes personnes - quelques-unes, guère plus, diagnostic à l'appui et vérifiable, qui sont en prise directe avec leur enfance. 

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Déambulations nomades
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