14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 07:00

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Dans la Venise du Nord, au tournant des années 1970, la vie underground grouillait d'expériences toutes plus fortes, et souvent plus naïves, les unes que les autres.

 

A posteriori, une seule motivation commune :  recréer de nouvelles bases existentielles.

 

Mais le mouvement Raster, par exemple, et d'autres sont maintenant bien loin de nous. In de aap gelogeerd zijn, reddeloos, radeloos, redeloos  !


 

Dès que je peux, je fais venir à mon oreille ce poème d'Apollinaire, Rosemonde (in Alcools, 1913) :


 

Longtemps au pied du perron de
La maison où entra la dame
Que j'avais suivie pendant deux
Bonnes heures à Amsterdam
Mes doigts jetèrent des baisers

Mais le canal était désert
Le quai aussi et nul ne vit
Comment mes baisers retrouvèrent
Celle à qui j'ai donné ma vie
Un jour pendant plus de deux heures

Je la surnommai Rosemonde
Voulant pouvoir me rappeler
Sa bouche fleurie en Hollande
Puis lentement je m'en allai
Pour quêter la Rose du Monde


 

 

et retourne déambuler le long du Herengracht en quête d'une fleur bleue. 

 

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Déambulations nomades
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