29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 07:30

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  Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
    Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
    L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
    Prend les proportions de l'immortalité.
    - Désormais tu n'es plus, ô matière vivante !
    Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
    Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux ;
    Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
    Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
    Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.


(Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, LXXVI. Spleen, édition de 1861)

 

 

Yes, low tide.

 

Le maestro du spleen doit se retourner dans sa tombe : l'ennui massif est désormais partout, une corrosion sans nuance de tous les bonheurs minuscules.

 

Je devrais écouter un peu plus les sages de la sagesse chinoise et me dire que la roue du temps pourrait repartir dans le bon sens.

 

Vraiment ?

 

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Littérature
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