28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 07:00

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Dans l'ouvert...

 

Trois jours sur l'île de Man. Les eaux grises et mon songe.

 

J'ouvre le livre :

 

« Les traits de la surface planétaire indiquent l’effet des actions cosmiques auxquelles le globe a été soumis pendant la série des temps.

Les continents et les îles qui surgirent des profondeurs de la mer et l’Océan lui-même, avec ses golfes, les lacs et les fleuves, toutes les individualités géographiques de la Terre en leur variété infinie de nature, de phénomènes et d’aspect portent les marques du travail incessant des forces toujours à l’œuvre pour les modifier. À son tour, chacune de ces formes terrestres est devenue, dès son apparition, et continue d’être, dans tout le cours de son existence, la cause secondaire des changements qui se produisent dans la vie des êtres nés de la Terre. Une histoire, infinie par la suite des vicissitudes, s’est ainsi déroulée d’âge en âge sous l’influence des deux milieux, céleste et terrestre, pour tous les groupes d’organismes, végétaux et animaux, que font germer la mer et le sol nourricier. Quand l’homme naquit, après le cycle immense d’autres espèces, son développement se trouvait déjà projeté dans l’avenir par la forme et le relief des contrées dans lesquelles ses ancêtres animaux avaient vécu.

Vue de haut, dans ses rapports avec l’Homme, la Géographie n’est autre chose que l’Histoire dans l’espace, de même que l’Histoire est la Géographie dans le temps. Herder, parlant de la physiologie, ne nous a-t-il pas déjà dit qu’elle est l’anatomie agissante ? Ne peut-on dire également que l’Homme est la Nature prenant conscience d’elle-même ? »

 

Sur le parapet, un folâtre fou de Bassan.

 

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