18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 13:00

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Autrefois, l'un de mes plaisirs de grand enfant était de ramasser toutes sortes d'expressions naturelles sur mes chemins de promeneur solitaire ou à deux, autour de la maison et plus loin sur cette planète, dans la campagne, à la montagne et au bord des eaux les plus diverses.

 

J'affectionnais particulièrement les pierres (agate du Canada, jaspe de Bretagne, aventurine d'Inde), ces fragments de roches, leur pouvoir magnétique, les feuilles et certaines écorces d'arbres (Redwood de l'Oregon, bouleau de Sibérie, chêne de l'Allier, acacia provençal) que je gardais sans réel classement dans un herbier devenu au fil du temps doublon de ma propre mémoire.

 

Herbier, vocable magique ! Temps dans le temps. Une fois qui devient toujours...

 

Si je continue à prélever une pierre du hasard pour sa beauté intrinsèque et ensuite la contempler dans mon atelier, cela fait un moment que je laisse herbes, fleurs et feuilles vivre leur vie. Et je me dis qu'il faudrait aussi, tant qu'à faire, que je laisse les pierres en place puisque bien souvent elles abritent, même la plus légère d'entre elles, de fragiles organismes vivants.

 

J'ai une admiration pour les musiciens et les biologistes, surtout ceux qu'en langue anglaise on appelle field biologists, les biologistes de terrain, qui travaillent à augmenter notre savoir sur les êtres vivants et les relations sophistiquées qu'ils entretiennent entre eux et avec leur environnement.

 

Ces deux activités, la musique et la science de la vie, vont parfois de pair et donnent des humains beaux à voir.

 

J'admire aussi, parmi les biologistes ou ceux qui ont étudié la biologie de près, les médecins : comment de pas penser à des parents proches ?

 

Je suis les travaux des uns et des autres avec attention : leur pronostic sur la santé physique et psychique de la Terre n'est guère rassurant qui est présentement connu des consciences politiques éveillées. A force d'avoir cherché à maîtriser la Nature, comme on dit, l'humanité reçoit aujourd'hui le retour de manivelle en pleine...poire. La génétique et ses manipulations sont, à l'évidence, chaque jour davantage, une gène éthique. Ses formes amorphes, le monde est devenu, en certains lieux, passablement immonde. Le constat a été fait, inutile d'épiloguer.

 

Botanique, zoologie, sciences naturelles, dites-moi, d'où venons-nous, que sommes-nous ? où allons-nous ?

 

Published by carnets.atlantiques.over-blog.com - dans Saisons
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